Beautiful Badness

Un ovni venu tout droit de Belgique.
Genres

Indie, alternative

Membres du groupe

Gabriel Sesboué, Olivier Delescaille, Raphaële Germser, Gilles Servais, Antoine Guenet

Ville d'origine

Région de Bruxelles-Capitale

Maison de disques

Jo&Co

Influences

Queen, Pink Floyd, Rufus Wainwright, Agnès Obel, Camille Saint-Saens, Gabriel Fauré, Radiohaed, Jeff Buckley...

Catégorie
Groupes
A propos de ce projet

Beautiful Badness est un ovni venu tout droit de Belgique. Un groupe curieux réunissant quatre musiciens autour de l’auteur compositeur et chanteur du groupe : Gabriel Sesboué. Une association musicale nécessaire pour faire vivre sa liberté créatrice en gardant la force d’une musique organique, réelle, loin de la vague de programmation actuelle. Une main musicale liée par les scènes écumées en Belgique et par l’arrangement minutieux des tribulations solitaires de Gabriel. Des semblables complémentaires, des âmes mûres en équilibre avec Olivier à la guitare, Gilles à la batterie, Antoine au clavier et Raphaële à la basse et aux cordes.

Chacun apportant sa touche, son histoire, la maîtrise de son instrument de parole ; la musique s’habille de polyphonies vocales, de pianos lourds et sombres, de batteries quasi-orchestrales, de guitares planantes et de cordes puissantes qui portent un chant envoûtant naissant dans des graves profonds et explosant comme par surprise dans des aigus inaccessibles. Des éléments musicaux changeant, qui vibrent au rythme du moment donnant sa force et sa noblesse à l’organique, à l’instar d’Agnès Obel, de Woodkid ou de Rufus Wainwright.
En puisant dans la pop/rock (The Beatles, Radiohead, Queen…) et dans la musique classique du 19ème et du 20ème siècle, ils créent une « Pop Lyrique » s’il fallait mettre des mots sur une musique enivrante teintées de milles références qui s’entremêlent et disparaissent pour laisser place à une identité, celle de Beautiful Badness.

Et Beautiful Badness a pris le temps de se construire, ce groupe de trentenaires a appris la nostalgie, le temps qui passe, la jeunesse qui se fane comme leur fleur emblème. En pleine force de l’âge, ils expriment cette mélancolie qui laisse encore la place à la poésie et cette notion d’urgence dans le choix, quand le départ n’est plus seulement un abandon mais une reconstruction potentielle. Des thèmes portés par l’écriture soignée et métaphorique de Gabriel comme dans « A Sunny Morning » où l’aube d’un nouveau jour viendra balayer les cendres d’un décor dévasté. Succès critique et public en Belgique, il est produit par le renommé Koen Gisen (An Pierlé, Bony King of Nowhere…) qui réalise aussi leur EP « Many Years » à venir en Septembre.

« A Sunny Morning », un premier titre surprenant, à la production solaire malgré ce spleen envoutant qui tient beaucoup à la voix de Gabriel. Libre et déployée, s’aventurant dans des variations lyriques, nous tenant à ce fil qui ne rompt même au plus haut, elle est l’instrument qui permet à la musique de tourner.

Ce genre de chanson qui donne l'envie de se taire, de laisser le monde se bousculer en nous et planer loin de la réalité pour y revenir apaisé et attendris.
Car pour comprendre Beautiful Badness, il faut avant tout comprendre que cette noirceur fascinante peut donner naissance à la beauté la plus pure, que finalement tout ce qui dérange, tout ce qui est viscéralement différent, imparfait, est finalement plus joli.

C’est portés par cette idée qu’ils réalisent le clip de « A Sunny Morning » eux-mêmes. En artisans visionnaires, les Beautiful Badness s’imaginent une ville d’un glauque charmant où les cordes prennent les voiles et se jouent des perspectives. Un village miniature accueillant des géants avant qu’ils ne partent en fumée pour mieux comprendre leur fragilité. Encore une histoire de fascination, de noirceur dont se dégage une beauté trouble puisée dans le côté obscur des choses.